De la condition des hommes libres.

 

J’appelle à la révolte, au soulèvement raisonné des âmes et des cœurs. Des siècles se sont écoulés depuis que l’asservissement est bannis d’entre nous -hommes de droits, de foi et de loi-. Que faire lorsque cette opposition certaine entre asservis et dominés devient de plus en plus pressante ? Lorsqu’elle se fait sentir à même notre souffle, dans l’atmosphère de nos villes sauvages ? Que pensez-vous de cette vieille dame qui brise son dos pour donner une pièce, sans valeur aucune -elle n’existe pas, du moins plus depuis la dette (voir le gratuit du jour)- , à un clochard qui ne connaît d’autre que les regards fuyants et ignorants, tantôt méprisants, tantôt compatissants, plein d’une pitié indifférente, des autres voyageurs. Misère absurde. A ceux qui fuient leur travail comme la peste en accélérant le pas à la sortie du métro. A ceux qui se ruent dans ces « bouches » plein d’une vivace ambition égoïste, caféine dans le sang, nicotine au cerveau, sous terre pour l’heure, marécage englobant, car celui là même enveloppe son prisonnier, à l’air pollué plus tard. Nanoparticules d’hépatites encéphales. Turbulences, dans les pieds, amortisseurs soumis à rude épreuve, le choc chronique des tendons sur les articulations. Il est faux de dire qu’un homme qui travaille ne sent plus rien en fin de journée, sa condition d’agonie constante est encore plus difficile, il n’oublie rien, pas même la sensation de mal de mer qui l’assaillit lorsqu’il traverse Paris au dessus, le périphérique, et cette gare monstrueuse qui se dessine sous ces pieds par milliers, ce train qui ralentit, ce balancement du corps dans le sens de la voie. Arrêt. Bousculade, sonnerie, ouverture des portes, bousculade, odeurs organiques. Souffle chaud métallique de la RAM. Brouhaha. La musique crie. Est-ce bien ce que l’on appelle de la musique ? Est ce mélodieux ? Arrives-tu à te poser encore des questions comme celle-ci ? Cela le devient rapidement, la tête tourne, ces bruits bercent la folie. Il est faux de dire que l’anesthésie est générale. Les douleurs sont latentes, et la souffrance est constante. Sadomasochistes. Le réveil sera doucereux.

La folie des nouvelles. Le journal quotidien. Qui peut-il bien intéresser ? Est-il fait pour combler l’ennui quotidien ? Considéré comme lien social ? Piqûre de rappel de la peur irrationnelle ? Ou oubli quotidien de soi-même et des autres au profit du général ? De l’inatteignable abstrait.

On nous raconte des histoires, dormons debout. Qui est ce « on » ? Malpoli. En attendant, nous sommes toujours entrain de lire ce mot.

 

 

« Ils sont peut-être trop à subir le quotidien rigoureux, où chaque jour passé est un jour de survie, survie subie, pourtant finalement appréciée dans l’éternel continument qui reproduit l’illusion d’une vie immortelle d’un bonheur sous condition. Chronique d’une génération perdue sauf dans l’obéissance, on sait où l’on va avec des règles. La souffrance comme groupe d’appartenance. »

Ce qui pousse à la folie physique et mentale, vous l’aurez compris, ne sont autres que nos modes de vie, faisons nous suivre par des neurologues, ils décéléreraient des symptômes aussi inquiétants que ceux de nos présupposés « malades psychiatriques », la lecture d’études sur le sujet indiquent clairement qu’il n’y a qu’un pas entre le porteur sain et la maladie, la distance dépend de facteurs environnementaux et d’éléments déclencheurs qui provoquent la maladie. Peut-être que le gène est là, à la base, mais certaines de nos pensées évoquent tout à fait ces extrémités, reste à nous le choix ou non de commettre la chose, et d’engendrer une réaction, consciente ou non, fonction du moment.

 

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