Sortir de l’ordinaire.

 

Il serait question de parler de quoi à votre avis ? De Nietzsche, de Voltaire, de Lautréamont, de Einstein peut-être, non, d’un prix Nobel, oh oui, mieux, de la nouvelle exposition à contre courant de Kafka ce héros anti- social, tirée du néant pour instruire nos âmes perdues depuis l’avance (parce qu’on en avait pris ?).

 

HAHAHA je me marre.

 

Rien que le titre est absurde. J’aimerais bien pouvoir parler de trucs extraordinaires. Puisqu’il s’agit de ça littéralement. Le seul titre de livre que j’ai vu avec : « extraordinaire »  relate des expériences extraordinaires induites par, dans le désordre ; les rêves lucides, les morts imminentes, les sorties du corps, les expériences de transe psychédéliques, sont des sujets parapsychologiques, en d’autres termes : encore peu acceptées par la communauté scientifique, ont pour titre je le répète ; MANUEL DES EXPÉRIENCES EXTRAORDINAIRES. Il y a quelque chose qui me choque, le fait que l’acceptation non totale amène un titre de choses « extraordinaires », parce que finalement dans quelques années, ça ne sera pas du tout extraordinaire. Moi, ce qui me fait surtout bien rire, c’est la petitesse d’ouverture d’esprit de ces scientifiques pour conserver leur crédulité alors que l’espace temps est tronqué par leur mort prochaine. Scientifiques peu philosophes pour certains. Nietzsche n’a jamais été aussi actuel que maintenant que l’on comprend enfin son œuvre et qu’on la révèle au grand jour.

C’est le sort des visionnaires. De voir le monde s’écrouler et de se relever dans l’adversité et de continuer. Et de faire des grandes choses. Pas pour l’histoire, pas pour soi, pas pour les autres. Pour l’idée. Pour la beauté.

 

J’imagine que nous avons tous notre combat à mener, sur différents rings. Qu’il en soit ainsi !

 

 

Ave Maria

 

Clark : – Cette sorte de littérature qui assiège le corps et l’esprit, celle fantasque qui nous sert son meilleur jus quand on s’y attend le moins, la pluie fine des lettres filantes sur nos yeux ébahis. Oui, ça n’existe plus.

Sélène : – Pourquoi en parles-tu encore si cela n’existe plus ? Pourquoi parler en condition.

John : – Le fait de parler, la substance est intéressante autant que le contenant, il ne suffirait pas de parler mais de vivre ses paroles. Ce qui finalement produit l’effet inverse c’est le non-sens qu’on y met. Le déjà-vu, cette lassitude chronique. Arrêtons de nous ennuyer de tout, d’une, suit-ci de devoir dire à chaque fois, énoncer régulièrement, voir répéter sans arrêt aucun, l’échappatoire facile d’une critique facétieuse, qui plus est, dont on dépense de l’énergie pour une éloge du mal qui anime le monde, le malade qui se complait dans sa maladie, c’est dire. Et ce conservatisme de la belle pensée, de la belle parole, des années passées ; « de croire qu’un autre pourrait dire mieux, -moins mal-, ce que son voisin dit sans détours, et ce voisin qui lui impute la médiocrité du sujet qu’il choisit, des émotions trop disparates, ou au contraire sur-jouées, rendues grotesques exprimées textuellement, servant d’exutoire aux apathiques en mal de sensations qui les feraient trop vivre, à l’inverse, qui finit même par lasser les plus aguerris qui battent les records d’achats inutiles , blablabla ». On pourrait commenter pendant des heures le comportement de chacun des acteurs, qu’il soit littéraire ou public lecteur, consommateurs, ou fabricant de produit de consommation, -car ici, c’est à ça qu’il en est réduit, en jugement-, leur psychologie, mais cela ne nous amène nulle-part. Plus la critique est cruelle, plus on en raffole : désolée de vous décevoir, mais oui, le Mallarmé est mort, en conséquence il ne reviendra pas. Tout cela est, en forme, bien absurde.

- Ces chroniqueurs ont le privilège de me faire rire.

- Tes abdominaux sont en guimauve ça tombe à pic.

- Tu tires quand même un portrait assez noir de ces lettrés d’Hypokhâgne, de ces journalistes maudits, je n’oserais pas à ta place, tu n’aurais pas de coffre pour les tenir en haleine, il te ferait perdre la tienne.

- Elle n’a pas besoin d’eux pour être perdue. Ma foi, elle est tenace, envers et contre tout, elle se dresse comme un lampadaire dans la nuit. Rutilante de Dieu. Et ça cite, ça pioche par-ci par là, la médiocrité devient le commun des mortels par leur faute de goût, parce qu’il faut avoir un avis sur tout surtout !

 

 

123

GAMARDIM |
Les Jeunes Musulmans de Lau... |
L'ETUDIANT |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Collectif ICI Ensemble
| Vivrecolo
| Le JEU du TAO